Article l'Express E. Barbier Art-Thérapie

Article l’Express E. Barbier Art-Thérapie

 

Article l’Express E. Barbier Art-ThérapieArticle l’Express 09/07

 

Créer, c’est guérir !

 

Pour Yves Klein, « l’art, c’est la santé ».

 

L’artiste niçois ne croyait pas si bien dire ! Utilisé par de plus en plus de thérapeutes, l’art est le remède à bien des maux.

 

Article l’Express E. Barbier Art-Thérapie

Le monde socio-médical recourt de plus en plus souvent à l’art pour soulager et soigner les défaillances psychologiques ou les troubles psychiatriques. Cela porte un nom : l’art-thérapie.

Apparue il y a une cinquantaine d’année, longtemps confidentielle, elle suscite actuellement un intérêt grandissant.  Sur les seize élèves de notre dernière promotion, la moitié avait une promesse d’embauche avant même l’obtention de leur diplôme , se félicite Alain Gleize, directeur de l’Institut de Recherche et de Formation en Art-Thérapie (IRFAT), en Avignon.

Qui sont les art-thérapeutes ? Des plasticiens, des photographes, des danseurs, des musiciens… « Notre prochaine session accueillera même un cuisinier, raconte Alain Gleize. L’important, c’est de maîtriser une technique de création. » Sont-ce tous des artistes pour autant ? Pas nécessairement. Si une pratique artistique confirmée est, certes, indispensable, il n’est nul besoin de goûter à la Bohème pour faire un bon professionnel. La raison en est simple : l’art n’est pas la fin mais le moyen !

« Avant toute chose, je suis thérapeute, explique Eric Barbier qui officie depuis huit ans au sein de l’ Espace Santé Jeunes de Salon-de-Provence.

Un thérapeute qui utilise le modelage de la terre, le collage, la peinture ou le dessin comme un médiateur pour créer et animer la relation avec le patient. D’une part, l’action artistique, par le plaisir et la valorisation qu’elle apporte, installe un climat propice à l’apaisement et à la libération de la parole. Mais elle permet aussi de contourner les mots. Ce que le patient taie, il le dit souvent à travers son travail. C’est à nous de l’interpréter pour prolonger l’échange. »

Dans le cas d’Eric Barbier, l’art-thérapie répond au mal être adolescent lié à un échec scolaire, des troubles de la sexualité ou une relation parents-enfant difficile.

Mais cette technique a également fait ses preuves sur d’autres publics. « Les art-thérapeutes interviennent aujourd’hui dans des prisons, des maisons de retraites, auprès de chômeurs, de personnes en situation précaire, précise Alain Gleize. L’idée est toujours la même : s’appuyer sur une pratique artistique pour retrouver l’estime de soi et se libérer de ses émotions. »

L’art-thérapie serait-elle une “médecine douce” idéale pour un “coup de moins bien” ? Sans doute. Mais pas seulement.
Elle agit aussi sur des pathologies bien plus lourdes.

On l’utilise pour communiquer avec des autistes.
On l’intègre à des protocoles psychiatriques.

A Aubagne, par exemple, la Clinique Saint-Michel, propriété de Médipsy, la propose à des maniaco-dépressifs ou schizophrènes.
 Nous travaillons volontairement en groupe : exercices en duo, œuvres collectives, présentation des travaux en fin de séance, raconte Charlotte Couraleau, l’art-thérapeute de l’établissement.
L’idée, c’est d’encourager les échanges entre les participants, de développer le respect d’autrui et, de là, d’amorcer la socialisation du patient pour favoriser sa réinsertion sociale. Et, même si ce n’est pas le but premier, les participants se prennent souvent au jeu. Nous avons organisé, il y a peu, notre première exposition au sein de l’établissement ! 

 

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